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Être ou ne pas être certifié – La solution pour les petites entreprises agricoles

novembre 4, 2014

Local et biologique: une situation avanta3.3  farmer's marketgeuse à la fois pour les producteurs, les consommateurs et l’environnement.

 Les petites exploitations agricoles biologiques représentent la base de l’industrie biologique canadienne – au marché fermier, au point de dépôt de l’agriculteur soutenu par la communauté, à la porte de livraison des restaurants. Aujourd’hui, le public découvre souvent les fermes par le biais de journées ‘portes ouvertes’ ou autres événements organisés par les agriculteurs.

Cependant, plusieurs de ces agriculteurs produisent écologiquement leurs produits sans être certifiés biologiques. L’agriculteur type à petite échelle se base sur ses relations directes pour la mise en marché – son argument de vente repose sur l’éducation de ses acheteurs qui veulent soutenir des méthodes agricoles bonnes pour l’environnement. Aux yeux de ces agriculteurs, la dépense et l’effort encourus pour la certification ne sont pas justifiables, puisque l’obtention du statut biologique n’engendre pas une hausse significative de leurs ventes ou n’influe pas sur le lien de confiance déjà existant avec leurs acheteurs.

Au printemps 2014, le Groupe de travail sur la certification biologique pour les petites opérations a mené un sondage pour recueillir l’opinion des agriculteurs à petite échelle; 200 répondants ont participé à ce sondage. Les données compilées révèlent que le modèle ‘taille unique’ en place pour obtenir la certification biologique n’est pas toujours praticable pour les opérateurs à petite échelle.

Cependant, laisser tomber la certification n’est pas la meilleure option. La division au sein des producteurs biologiques – certifiés vs non certifiés – sème la confusion parmi les consommateurs, qui découvrent l’agriculture biologique et ses fondements. Les répondants au sondage s’inquiètent de l’impact de la non-certification des petites fermes sur la croissance du secteur biologique.

Se basant sur les données au sondage, le groupe de travail a conçu deux modèles de certification qui seraient praticables pour les producteurs à petite échelle qui écoulent leurs produits par vente directe (marché fermier, ASC, vente à la ferme, etc.) : le modèle de certification par les pairs, et le modèle d’autodéclaration.

Pour ces deux modèles, les caractéristiques sont:

  • simple application en ligne;
  • utilisables seulement dans les juridictions sans réglementation des produits biologiques;
  • l’ensemble de la documentation concerne les opérations diversifiées dont la mise en marché repose sur les ventes directes;
  • la gestion bureaucratique est réduite.

“La certification par les pairs –‘Certifié local et biologique’

Les inspections annuelles à la ferme sont menées par des pairs. La conformité à la Norme biologique canadienne est vérifiée en ligne par un tiers certificateur.

  • Les registres et les rapports de vérification sont accessibles et disponibles en ligne;
  • Les coûts annuels de la certification sont proportionnels au chiffre d’affaires brut des produits biologiques;
  • MAIS : ce modèle de vérification par les pairs peut être difficile à appliquer en régions éloignées.

Affidavit biologique (AB)”—Modèle d’autodéclaration

Les producteurs déclarent publiquement qu’ils comprennent et se conforment à la Norme biologique canadienne.

  • Les applications et déclarations sont affichées en ligne;
  • Les coûts de la certification sont peu élevés.
  • MAIS : ce modèle pourrait ne pas être accepté par la communauté des producteurs biologiques.

PARTAGEZ VOTRE POINT DE VUE!

Que pensez-vous de ces modèles? Conviendraient-ils à votre type d’opération? Si tel est le cas, lequel de ces deux modèles vous semble le plus valable?

Votre commentaire sera considéré par le groupe de travail lors de la présentation de ces modèles au Comité technique sur l’agriculture biologique qui se réunira en décembre 2014 et avril 2015.

Vous désirez obtenir de l’information additionnelle? Cliquez ici pour accéder à de l’information supplémentaire.

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4 commentaires leave one →
  1. Marc Bérubé permalink
    novembre 6, 2014 10:30

    Comme le terme biologique est consacré au Québec par une appellation contrôlée, un producteur doit être certifié par une agence de certification pour s’annoncer comme tel. La bureaucratie (formulaires de demande) n’est pas si compliquée pour un producteur qui prend en note ses interventions en champs (surfaces, variétés, fertilisation, entretien de culture, etc…). Ici à la ferme, nous produisons, sur un hectare et demi, plus d’une centaine de végétaux différents, certifiés bio. depuis plus de 25 ans, pour le marché de la fine restauration ( La Malbaie et Québec). Notre régie est très importante: date de semis, surface, fertilisation, rotation de cultures, etc… Comme nous prenons énormément de notes et tout est écrit: provenance des semences (plusieurs grainetiers différents), provenance des fumiers, temps de compostage et températures des fumiers, etc… Lorsque vient le temps de renouveler notre certification annuellement, tout est simple, sauf le tarif assez élevé.

    • novembre 19, 2014 2:27

      Suite à Marc Bérubé. La gestion en production biologique est formidable. J’ai moi aussi un registre complet de traçabilité. C’est important, cependant les frais de certification ne me sont plus abordable, d’autant plus que j’ai perdu 75% de mon ail en 2014 et que j’ai du diminuer le nombre de caïeux plantés.
      Je ne sais pas si je renouvellerai. J’ai mentionné qu’il serait possible que je délaisse la certification, qui est trop dispendieuse pour moi à moins que l’organisme de certification ne révise le prix de certification.

  2. Sébastien Lévesque permalink
    novembre 12, 2014 12:59

    Le model de certification en Pair est très interressant et bien pensé. Il reste seulement à trouver un moyen de le rendre accessible en région éloigné.

  3. novembre 19, 2014 2:17

    Pour la production artisanale de peu de superficie, la version auto-déclaration est excellente et pourrait être gérée par un organisme de certification déjà établi. Elle pourrait cependant être vérifiée à moindre coût aux 3 ans.

    Les modèles Couleurs locales (pour les serres au Qc) et Alliance-Food (EUA) est très intéressant, si on fait fi de la vision de diminuer les produits chimiques. Présentement il n’y a pas de retour fiscal si l’on paie l’UPA et une certification bio. De plus, il y a et aura de nouvelles étiquettes: Aliment bio au Qc; BioQc; et quoi encore?

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